Au début des années 2000, fumer au bureau était courant, mais l’interdiction se profilait. Le Service des automobiles et de la navigation était service pilote pour tenter d’établir des règles de vivre ensemble. Illustration | BIC (FA)
C’était en...

2000: coup de tabac sur la clope

Aujourd’hui, fini de cloper sur son lieu de travail. Même pour les rares irréductibles qui auraient pour envie de résister, encore et toujours, au législateur.

Au début des années 2000, fumer au bureau était courant, mais l’interdiction se profilait. Le Service des automobiles et de la navigation était service pilote pour tenter d’établir des règles de vivre ensemble. Illustration | BIC (FA)
1 minutes de lecturePublié le 26 Jun 2020

Si l’interdiction de fumer dans les bâtiments publics semble évidente et largement acceptée depuis son entrée en vigueur en terres vaudoises en 2009, sortir du bureau pour s’en griller une n’a pourtant pas fait que des heureux. Surtout au moment où il a été question de bannir la cigarette des espaces fermés.

Dans l’administration vaudoise, pour faire un pas dans l’aire des non-fumeurs, dont une partie n’en pouvait plus de respirer les effluves nicotinesques de leurs collègues, des tests avaient été effectués bien avant la loi cantonale. Le 31 mai 2000, il y a à peine plus de vingt ans, le Service des automobiles et de la navigation (SAN), choisi comme pilote pour tenter d’établir des règles de vivre ensemble et dans une démarche participative, se parait d’un label en conséquence.

Un slogan… fumeux

Après plusieurs mois d’échanges et de longues discussions, le SAN était couronné du label « Sans fumée, mais pas sans fumeurs ». En clair : fumer, oui, mais pas partout. Histoire, peut-être, de ne pas embraser l’esprit des plus gros fumeurs. Ou d’enfumer un peu le débat d’alors, qui s’est pourtant bel et bien soldé, en 2007 pour l’administration, par une interdiction totale de la cigarette dans ses bâtiments. Il faudra attendre 2009 pour qu’elle concerne de façon générale les lieux publics fermés. À quelques exceptions près : les lieux de séjour permanent ou de longue durée, comme les EMS, les prisons ou les chambres d’hôtel.

Preuve depuis un moment que la donne a été revue, les bâtiments publics arborent tous, ou presque, un sticker au slogan moins fumeux, à savoir «bâtiment sans fumée». Même dans les toilettes où, semble-t-il selon notre article du 1er mai 2000, des employés du SAN trouvaient refuge pour humer la bonne et chaude odeur de leur cigarette.

(DT, fumeur)

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