Au cœur des échanges entre parlement, gouvernement et administration, la nouvelle application est également le pivot de la fabrication et de la mise à disposition des lois. Illustration | BIC (MG)
Numérique

SIEL facilitera les échanges au sein de l’État

La nouvelle application SIEL (solution informatique pour l’exécutif et le législatif) qui permet le traitement, le partage et la diffusion des documents officiels sera mise en service entre le 10 et le 20 juillet.

Au cœur des échanges entre parlement, gouvernement et administration, la nouvelle application est également le pivot de la fabrication et de la mise à disposition des lois. Illustration | BIC (MG)
5 minutes de lecturePublié le 26 juin 2020

SIEL remplacera l’ancien logiciel Antilope, mis en fonction en 1996-1997 et devenu obsolète, après plus de 20 ans d’exploitation. Tout s’organise pour que les 400 personnes qui utiliseront SIEL dans un premier temps prennent en main cette nouvelle application, rouage fondamental des processus de décisions des autorités.

La mise en service, en décembre 2018, de la Base législative vaudoise (BLV) avait marqué une première étape importante du projet « Bleu SIEL » porté par la chancellerie d’État et réalisé par la Direction générale du numérique et des systèmes d’information (DGNSI). Aujourd’hui, cet ambitieux programme informatique entame sa dernière ligne droite, et le logiciel est désormais prêt à se mettre au service du gouvernement et du parlement. 

Ordres du jour du Grand Conseil, communications du Conseil d’État, procès-verbaux, interpellations, décisions… la nouvelle application gérera l’ensemble des documents relatifs au fonctionnement de l’exécutif et du législatif et permettra de faciliter et de renforcer les échanges entre les députés, les secrétariats généraux, les directions des départements et les différents services de l’administration cantonale.

Un outil collaboratif

« A l’ère de la dématérialisation, il était essentiel de doter l’État d’un système de gestion adapté à ses besoins et qui soit moderne, souple, performant », souligne Franck Dessoly, directeur du programme « Bleu SIEL » à la DGNSI. Il rappelle au passage que ce nouvel outil, pour lequel le Grand Conseil avait accordé en 2016 un crédit de 13 millions de francs, sera utilisé également par l’ensemble des parlementaires. Utilisable et lisible sur différents supports (tablettes, ordinateurs, etc.), la nouvelle application est le fruit d’un long travail, les deux dernières années ayant été consacrées à son développement.   

« A l’ère de la dématérialisation, il était essentiel de doter l’État d’un système de gestion adapté à ses besoins et qui soit souple et performant »

Franck DessolyDirecteur du programme « Bleu SIEL » à la DGNSI

Un changement accompagné

La mise en production de SIEL signe donc l’abandon de l’ancien logiciel Antilope, qui restera pendant quelques mois encore, accessible en consultation uniquement. Pour permettre aux utilisatrices et utilisateurs concernés d’apprivoiser la nouvelle application, des cours seront organisés ces prochaines semaines avant de se poursuivre à l’automne. L’équipe projet s’est organisée pour assurer le support nécessaire durant cette phase de transition. Le COVID a empêché le déploiement de la stratégie de prise en main planifiée. « Mais nous travaillons à d’autres solutions », promet Franck Dessoly, qui assure que « le nouvel outil, entièrement pensé par des gens du métier, est bien plus simple et plus facile d’accès que l’ancien ». (MHJ)

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