Photo de Bluette Tenthorey et de son arme
La passion de cette collaboratrice du DFIRE fait l’admiration de ses collègues masculins. Photo | ARC Jean-Bernard Sieber
Collègue passioné·e

Bluette Tenthorey: tireuse avant-gardiste

En 1975, Bluette Tenthorey est l’une des premières femmes de sa région à intégrer une société de tir vaudoise. Quarante ans plus tard, cette comptable au Département des finances et des relations extérieures (DFIRE) remporte la compétition de l’Abbaye de Lucens. Elle se livre sur son parcours atypique.

La passion de cette collaboratrice du DFIRE fait l’admiration de ses collègues masculins. Photo | ARC Jean-Bernard Sieber
2 minutes de lecturePublié le 26 Jun 2020

Comptable et co-RH au secrétariat général du DFIRE depuis 2012, Bluette Tenthorey exerce depuis bien plus longtemps une passion qui fait l’admiration de ses collègues, «masculins» précise-t-elle: le tir sportif. Tout commence il y a 45 ans, lorsqu’elle intègre, sur les traces de son père, la société de tir de Curtilles, son village natal. Ses années d’expérience lui permettent de rendre compte des changements des mentalités au sein de ces sociétés.

Un sport d’homme?

À l’origine, les sociétés de tir sont réservées aux hommes, principalement aux militaires. Quand Bluette Tenthorey débute, elle est l’une des seules femmes, peu considérée par ses camarades masculins. «Il fallait faire profil bas», raconte-t-elle. Elle parvient à s’intégrer en tenant la caisse du comité de sa société pendant plus de 20 ans, une tâche souvent attribuée aux femmes. Aujourd’hui, Bluette Tenthorey est heureuse de constater qu’elles sont nombreuses, et traitées à égalité. «Dans ce sport qui exige avant tout du mental et de la précision, il n’y a pas de différence de niveaux entre femmes et hommes».

«Dans ce sport qui exige avant tout du mental et de la précision, il n’y a pas de différence de niveaux entre femmes et hommes».

Bluette ThentoreyTireuse avant-gardiste

Au fil du temps, les sociétés de tir ne se sont pas ouvertes seulement aux femmes, mais plus largement aux personnes qui n’ont pas fait l’armée. Ainsi, Bluette Tenthorey apprécie l’opportunité qu’offre ce sport de côtoyer des profils variés, «le maçon comme le médecin du coin, le p’tit jeune de 17 ans comme la grand-maman de 70 ans, c’est vraiment un beau mélange».

La Reine du tir

Bluette Tenthorey aime la compétition. En 2016, elle remporte le titre de Reine de l’Abbaye de Lucens, «le plus beau jour de ma vie en tant que tireuse». À partir d’un nombre défini de cartouches à tirer sur une cible à 100 points, elle a obtenu le meilleur résultat face à plus de 140 participantes et participants. Son palmarès s’étoffera peut-être l’année prochaine lors de la compétition de Tir fédéral à Lucerne, la plus grande manifestation sportive de Suisse. (SH)

Les Abbayes vaudoises

Les fêtes de tir appelées «Abbayes» sont une particularité du canton de Vaud, sans lien religieux. Elles tiennent leurs origines du Moyen Âge, mais ce n’est que depuis le 19e siècle qu’elles abandonnent leur fonction militaire pour devenir sportives. Ces compétitions ont lieu chaque année entre mai et septembre dans diverses communes vaudoises. (SH)

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