
Energie: au bureau, de simples réflexes à adopter
Ne rien poser sur les radiateurs, fermer les portes des bureaux, aérer brièvement… Autant d’actions qui, cumulées, peuvent avoir un impact significatif sur les besoins en énergie des immeubles et le confort dans les locaux. Voilà les consignes que les apprentis de la Junior team du Bâtiment administratif de la Pontaise (BAP) ont répétées de bureau en bureau en ce début d’hiver, à l’enseigne du projet Cap’Énergie.
Ne pas déposer ses vêtements sur les radiateurs pour éviter les pertes de chaleur, ne pas manipuler les thermostats, fermer les portes des bureaux pour garder une température agréable, ou encore aérer brièvement plutôt que de laisser une fenêtre ouverte en continu. Des gestes simples, mais efficaces, que le projet Cap’Énergie (porté par la Direction générale des immeubles et du patrimoine, DGIP, l’Office cantonal de la durabilité et du climat, OCDC et la Direction générale de l’environnement, DGE) cherche à transformer en réflexes.
Après une première tournée entre juillet et août au cours de laquelle une signalétique ad hoc a été posée dans les locaux, Cap’Énergie revient, à l’arrivée de l’hiver, pour rappeler les bonnes habitudes à développer.
Pour Joël Parisod, intendant du BAP, le plus important est de disposer d'une documentation écrite. | Photo : BIC-ALAu BAP, à la MEV, à la Riponne…
Initialement déployé comme projet pilote au BAP, à la Maison de l’environnement (MEV)et au bâtiment de la Riponne (étages 3 et 4), Cap’Énergie a été conçu pour pouvoir s’étendre progressivement au reste des bâtiments de l’État, via la mise en place de la signalétique et des actions de sensibilisation auprès des collaborateurs. Chaque visite combine un tour des bureaux, l’explication des bonnes pratiques aux occupants et la pose de signalétique hivernale ou estivale. Comme le souligne Gianluca Paglia, Chef de projet et répondant en durabilité à la DGIP, «l’idée est de mêler le côté humain au côté technique. Chaque bâtiment a ses spécificités et chaque utilisateur, ses habitudes. L’enjeu est de créer une action collective, où tout le monde participe». Sur le terrain, cette démarche se traduit par des interactions directes avec les employés. «La plupart des gens trouvent l’approche bonne et sont réceptifs. Certains sont déjà sensibilisés aux problématiques d’économies d’énergie et appliquent déjà les bons gestes au travail, tandis que d’autres se familiarisent encore avec ces concepts», observe Gianluca Paglia. L’intendant du BAP, Joël Parisod, insiste également sur la nécessité de supports clairs pour guider les utilisateurs : «Avant Cap’Énergie, nous n’avions pas de documentation. Désormais, nous pouvons transmettre des consignes légitimes et uniformiser les bonnes pratiques, même dans un bâtiment ancien ou rénové».
Les apprentis de la Junior Team du BAP vont de bureau en bureau pour poser affiches et stickers et rappeler les bonnes pratiques. | Photo : BIC-AL Une Junior Team mise à contribution
Les apprentis de la Junior Team du BAP prennent activement part à ce projet, allant de bureau en bureau pour poser affiches et stickers en rappelant les bonnes pratiques. Pour eux, améliorer la communication et la visibilité de ces gestes est un levier essentiel pour augmenter l’impact du projet. L’équipe de huit apprentis a été sollicitée par Gianluca Paglia pour prendre le relai des répondants en durabilité qui avaient assuré la saison d’été. Il a premièrement mené un entretien préparatoire pour partager ses attentes et organiser une première journée de terrain. «On nous a expliqué quoi dire, comment aborder les personnes», racontent Aboubacar Camara et Kevin Sebastiao, deux membres de la Junior Team. Depuis, le groupe intervient dans les différents étages du BAP pour poser les affiches et autocollants Cap’Énergie, signaler les bonnes pratiques et répondre, au besoin, aux questions des personnes rencontrées.
Une application concrète du plan climat
Cap’Énergie s’inscrit également dans le cadre du label Cap’Climat, développé par l’OCDC pour identifier les initiatives contribuant à atteindre les objectifs de durabilité et climat du Conseil d’État. Le projet pilote, avec ses trois sites, constitue un laboratoire permettant à la DGIP de tester et d’optimiser les approches avant une généralisation à l’ensemble du parc immobilier de l’État.
Cette démarche fait partie d’une logique plus large visant à renforcer l’efficacité énergétique des bâtiments de l’État et à encourager les habitudes durables au quotidien. En accompagnant les mesures techniques par des actions de sensibilisation, Cap’Énergie illustre la manière dont les objectifs du Plan climat peuvent se traduire concrètement dans la vie quotidienne des bâtiments publics.
À terme, la généralisation de Cap’Énergie permettra d’assurer que chaque employé, quels que soient la taille ou l’âge du bâtiment, participe à l’effort global de réduction des émissions tout en maintenant le confort dans les locaux. Entre rénovations ambitieuses, technologies durables et comportements adaptés, l’État entend ainsi combiner efficacité énergétique et exemplarité, montrant que la neutralité carbone n’est pas seulement une ambition, mais un projet concret et tangible, intégré au quotidien des bâtiments publics. (DE)










