Vie des services

Les apports du premier quart de siècle

Le 21e siècle a plus de 25 ans. Pour les anciennes et anciens de la fonction publique, ce temps paraît relativement court, tandis que les recrues qui rejoignent aujourd’hui l’État étaient des nourrissons à l’époque du «Millenium». La Gazette a cherché à mesurer les changements apportés au cours des 25 dernières années dans trois domaines, techniques et humains : l’éducation, la santé et bien sûr l’informatique. Coup d’œil sur trois révolutions.

10 minutes de lecturePublié le 30 mars 2026

L´ÉCOLE VAUDOISE

L’école vaudoise: une porte ouverte à chaque élève

Accueillir chaque élève, quels que soient ses besoins, et les accompagner au plus loin de leur potentiel: c’est l’ambition qui a profondément reconfiguré l’école vaudoise ces 25 dernières années. Nathalie Jaunin, directrice générale adjointe de la Direction générale de l’enseignement obligatoire (DGEO) en poste depuis cinq ans, retrace ce virage historique. Elle rappelle que, derrière les débats politiques, c’est d’abord une école qui s’adapte, innove et s’engage au quotidien.

L’expression «école inclusive» fait parfois débat. Dans les médias, dans les discussions de quartier, dans les assemblées politiques, elle cristallise des inquiétudes, des incompréhensions, parfois des oppositions. Nathalie Jaunin préfère d’emblée recentrer le propos: ce dont il s’agit, ce n’est pas d’une idéologie, mais d’une réalité concrète. «C’est l’école d’aujourd’hui», dit-elle simplement. Une école qui doit répondre à la diversité croissante de ses élèves: enfants allophones, élèves en situation de handicap, jeunes présentant des troubles du comportement ou du spectre autistique. Non par militantisme, mais par nécessité et par conviction.

Le changement le plus structurant de ces dernières années a été institutionnel: la fusion du Service de l’enseignement spécialisé et de l’appui à la formation (SESAF) avec la DGEO. En regroupant sous un même toit l’enseignement ordinaire et l’enseignement spécialisé, le Canton de Vaud a posé un acte fort: il n’y a pas deux mondes séparés, mais un seul système scolaire, avec des dispositifs variés permettant de répondre à chaque situation. Aujourd’hui, 111 établissements — 93 de pédagogie régulière et 18 de pédagogie spécialisée — relèvent de la même direction générale. «L’école d’aujourd’hui permet d’accueillir chaque élève et de les amener au plus loin de leur potentiel. Ce n’est ni philosophique ni politique.»

«L’école d’aujourd’hui permet d’accueillir chaque élève et de les amener au plus loin de leur potentiel. Ce n’est ni philosophique ni politique.»

Nathalie JauninDirectrice générale adjointe de la DGEO, en charge de la pédagogie

Des équipes qui collaborent

Concrètement, comment ce changement de cap s’est-il traduit dans les établissements? En premier lieu, par une multiplication et une diversification des dispositifs disponibles. Les classes d’accueil pour élèves allophones se sont développées. Des classes régionales de pédagogie spécialisée (CRPS) ont été créées pour accueillir des enfants présentant notamment des troubles du spectre autistique, à mi-chemin entre la classe ordinaire et l’établissement spécialisé. La procédure d’évaluation standardisée (PES), inscrite dans la loi sur la pédagogie spécialisée de 2019, garantit désormais à chaque enfant en situation de handicap un droit individuel reconnu et formalisé.

Nathalie Jaunin, directrice générale adjointe de la DGEO, en charge de la pédagogie, convaincue qu'il faut accompagner chaque élève dans son projet de formation, en valorisant toutes les voies — académiques comme professionnelles @ARC Sieber

Mais le changement le plus profond est peut-être culturel. L’enseignant n’est plus seul dans sa classe. Psychologues, logopédistes, infirmières scolaires, médiateurs, et, depuis une dizaine d’années, éducateurs en milieu scolaire: une constellation de professionnels œuvre désormais autour de l’élève. Cette pluridisciplinarité a bousculé les habitudes. « L’éducateur, il va faire quoi?» se demandaient certains au début. Mais elle s’est imposée comme une richesse. La consultation collaborative, ce moment où un enseignant peut soumettre une situation difficile à un collège de spécialistes, est devenue un outil central, autant pour la qualité de la réponse apportée à l’élève que comme facteur de protection pour les professionnels eux-mêmes. «De plus en plus d’enseignantes et enseignants disent apprécier travailler en équipe. Voici encore 25 ou 30 ans, c’était: je ferme la porte de ma classe et je suis maître à bord.»

Autre nouveauté marquante : le concept d’établissement. Pour la première fois, chaque établissement a été invité à coconstruire avec ses équipes (enseignants, professionnels du réseau, parents) un document décrivant ses propres pratiques: comment il accueille les élèves allophones, comment il soigne les transitions, quelles ressources il mobilise face aux difficultés. Une démarche bottom-up qui a permis de rendre visible ce qui existait déjà, de repérer les lacunes et de renforcer les collaborations internes.

«De plus en plus d’enseignantes et enseignants disent apprécier travailler en équipe. Voici encore 25 ou 30 ans, c’était: je ferme la porte de ma classe et je suis maître à bord.»

Nathalie JauninDirectrice générale adjointe de la DGEO, en charge de la pédagogie

Construire le collectif

Au-delà des dispositifs, c’est une philosophie de l’école qui se dessine. Apprendre à vivre ensemble, faire société, construire une dynamique de classe: Nathalie Jaunin revient souvent sur cette dimension collective, parfois mise sous pression par la montée des logiques individuelles. «L’école obligatoire sera-t-elle le dernier endroit où on fait communauté?», s’interroge-t-elle. Une question qui dit beaucoup de l’ambition portée par ceux et celles qui œuvrent au quotidien dans les établissements vaudois.

Les défis qui attendent encore le système sont réels: la gestion de l’hétérogénéité dans les classes, le décrochage scolaire, l’articulation avec les familles, la montée des phobies scolaires chez les plus jeunes. Mais pour Nathalie Jaunin, la trajectoire est claire: accompagner chaque élève dans son projet de formation, valoriser toutes les voies — académiques comme professionnelles — et continuer à outiller les enseignants, notamment face à l’intelligence artificielle, pour laquelle la DGEO vient de finaliser des prescriptions et a développé un outil pédagogique dédié. «Cette école, elle bouge, elle s’adapte aux changements sociétaux, résume Nathalie Jaunin. Et j’ai à cœur de dire: saluons l’engagement des professionnels, et pas seulement des enseignants. C’est au quotidien qu’ils et elles instillent ces changements et essayent d’y répondre.»

Derrière les quatre murs et la grille horaire, l’école vaudoise a profondément changé de visage en ce premier quart de siècle. Et si ce changement se voit peu de l’extérieur, celles et ceux qui y travaillent chaque jour savent ce qu’il représente — agilité, engagement et humanité. (DE)

portraitLe professeur Mauro Oddo, directeur du département recherche et innovation clinique du CHUV, pour une recherche de pointe et toujours plus connectée. Photo | Gilles Weber

LA RECHERCHE AU CHUV

La recherche clinique au CHUV : 25 ans de transformation

Essais cliniques structurés, médecine personnalisée, intelligence artificielle, biotechnologies: au fil de ce premier quart du 21e siècle, la recherche clinique au CHUV a connu une mutation profonde. Le professeur Mauro Oddo, directeur du département recherche et innovation clinique du CHUV et vice-doyen de la Faculté de biologie et de médecine (FBM) de l’UNIL, retrace les grandes étapes d’une évolution où se dessinent les contours d’une médecine toujours plus précise et connectée.

Tout commence au tournant des années 2010 avec un changement de cadre légal majeur: l’entrée en vigueur de la loi sur la recherche sur l’être humain (LRH). Cette loi impose une professionnalisation accrue des pratiques et pousse les grands hôpitaux universitaires suisses à se doter de structures dédiées. Au CHUV, cela se traduit concrètement par la création d’un centre de recherche clinique, la Clinical Trial Unit (CTU), intégrée à un réseau national reliant les cinq hôpitaux universitaires du pays, ainsi que des centres au Tessin et à Saint-Gall.

Cette structuration change la donne: la recherche n’est plus l’affaire isolée de quelques équipes, elle s’inscrit dans une logique de collaboration et d’harmonisation à l’échelle helvétique. «C’est vraiment un réseau suisse de centres de recherche clinique», explique le professeur Oddo, qui représente Lausanne au sein de cette plateforme.

Un laboratoire de recherche au CHUV dans les années 2000 I © CEMCAV
L'arrivée de technologies de pointe aide l’exploitation de vastes ensembles de données ce qui permet d'affiner les traitements, guérir des maladies. © CEMCAV

Numérique et médecine personnalisée

La deuxième grande vague de transformation arrive avec les données biomédicales. À partir de la fin des années 2010, le passage de l’essai clinique standard à la recherche fondée sur l’exploitation de vastes ensembles de données ouvre un champ inédit: celui de la médecine personnalisée. L’innovation: adapter le traitement à chaque patient en analysant ses données biologiques, génétiques et cliniques, grâce notamment à des outils d’intelligence artificielle et d’analyse statistique avancée.

 

 

«Ce qui nous distingue comme hôpital universitaire, c’est cette approche intégrée qui met la technologie à disposition des cliniciens, au bénéfice de la médecine: affiner les traitements, détecter plus tôt les pathologies, aide à la décision.»

Professeur Mauro OddoDirecteur du département recherche et innovation clinique du CHUV

Pour accompagner cette évolution, le CHUV, en partenariat avec la FBM, crée en 2021 un centre dédié à la science des données biomédicales. En moins de cinq ans, les applications, incluant l’intelligence artificielle, se multiplient: aide à la décision clinique, détection précoce de pathologies, optimisation des processus de soins. Des domaines aussi variés que la chirurgie, l’oncologie, la cardiologie ou les maladies immunes bénéficient désormais de cet apport technologique. «Le CHUV est vraiment positionné dans cette transformation du système de santé, analyse le Professeur Oddo. Ce qui nous distingue comme hôpital universitaire, c’est cette approche intégrée qui met la technologie à disposition des cliniciens, au bénéfice de la médecine: affiner les traitements, détecter plus tôt les pathologies, aide à la décision.»

Les collaborations avec l’UNIL et les liens et la proximité géographique et institutionnelle avec l’EPFL constituent un atout majeur dans le développement de l’innovation technologique clinique.

Vers une médecine toujours plus connectée et ciblée

L’horizon des prochaines années se dessine autour d’une transformation plus profonde encore: la numérisation intégrale de l’hôpital, incarnée par le nouveau dossier patient informatisé (DPI). Ce projet, qui sera pleinement déployé dans les années 2030, vise à automatiser une part significative de la charge administrative pesant sur les soignants, pour leur permettre de se concentrer sur l’essentiel: la relation avec le patient.

Pour le Professeur Oddo, l’enjeu n’est pas seulement technique. Il s’agit de garantir que les données accumulées soient exploitées au bénéfice des patients, tout en maintenant l’interface indispensable entre l’apport de la machine et le jugement humain. Car si les outils numériques permettent d’analyser, de prédire et d’optimiser, c’est toujours le clinicien qui décide — et c’est toujours l’essai clinique qui valide. Le CHUV reste un acteur fort, grâce à l’initiative de plusieurs services et disciplines cliniques, impliqués dans des essais cliniques multicentriques d’envergure, soutenus notamment par le Fonds National Suisse (programme IICT) et la Confédération (programme NCCR). «C’est important d’identifier les priorités, de concentrer la recherche clinique innovante là où l’on peut vraiment faire la différence, souligne le professeur. De notre côté, on doit passer le message : on doit focaliser nos ressources aux recherches ayant le plus de chances d’avoir un impact réel sur les patients.» Dans ce sens, l’implication des patients dans la préparation des plans de recherche est devenue un élément important et nécessaire.

Vingt-cinq ans de transformations… Et pourtant, la conviction du spécialiste reste la même: investir dans la recherche clinique, c’est investir dans la médecine de demain. Les avancées ne se mesurent pas toujours immédiatement, il s’agit d’un long parcours mais qui finalement peut faire la différence, changer les traitements, guérir des maladies. (DE)

 

Un seul outil et les bureaux se sont dépeuplés

En 25 ans, l’arrivée des moyens de communication modernes dans l’administration cantonale a complètement changé notre rapport au travail. Nos déplacements, nos séances, l’échange de documents, l’archivage, le travail à domicile… Histoire d’un bouleversement insoupçonnable au tournant du siècle.

Remonter l’histoire du courrier électronique, c’est comprendre à quel point une évolution technologique peut très vite transformer nos vies professionnelles. Les simples messageries que nous utilisions en 2000 se sont muées en outils collaboratifs ultra-polyvalents.

Dans les années 2000, le courriel s’impose dans le monde du travail comme le principal outil de communication, sans pour autant détrôner le téléphone et les imprimantes-fax, qui tournent encore à plein régime, combinant impression et scan. À eux trois, ils constituent les moyens de communication de base pour toute personne employée à l’administration cantonale. D’ailleurs, leur usage au sein du personnel de l’État fera l’objet, en 2004, de la toute première directive en la matière édictée par le Conseil d’État.

Mais en l’espace d’une vingtaine d’années – bien moins que ça, à vrai dire –, la numérisation a tout changé. Une seule application de messagerie fait le même travail que cinq outils auparavant, comme le montre la comparaison suivante.

Son directeur, Pierre-Yves Chavan, revient sur « l’intense et incroyable engagement des équipes sur le terrain » dès le premier confinement : « Nous travaillions déjà, à l’époque, sur un outil de vidéoconférence, mais nombreux étaient ceux qui n’en voyaient pas l’utilité. Et d’un coup, il a fallu le mettre à disposition de tout le personnel. Parallèlement, les services voulaient tous en même temps des portables pour remplacer la dizaine de milliers de postes fixes !  Il y a clairement un avant et un après-Covid s’agissant de la numérisation de l’administration.»

Son directeur, Pierre-Yves Chavan, revient sur « l’intense et incroyable engagement des équipes sur le terrain » dès le premier confinement : « Nous travaillions déjà, à l’époque, sur un outil de vidéoconférence, mais nombreux étaient ceux qui n’en voyaient pas l’utilité. Et d’un coup, il a fallu le mettre à disposition de tout le personnel. Parallèlement, les services voulaient tous en même temps des portables pour remplacer la dizaine de milliers de postes fixes !  Il y a clairement un avant et un après-Covid s’agissant de la numérisation de l’administration.»

2000-2026

Michel, 60 ans, cadre administratif dans la finance, se souvient du temps qui était consacré à l’organisation d’une simple séance interservices dans les années 2000. Il fallait commencer par s’assurer des disponibilités – de la salle et des collègues – partéléphone ou par mail pour fixer une date et un lieu. Le mail d’invitation ne pouvait pas véhiculer les tableaux comptables à discuter, qui étaient alors faxés. Le jour J, chacun se déplaçait sur le lieu de rendez-vous. Puis le PV était imprimé et les pages allaient rejoindre les dizaines de classeurs fédéraux rangés dans une armoire pleine de dossiers.

Aujourd’hui, exit le téléphone, le fax, l’imprimante, le classeur… Notre logiciel de messagerie suffit pour mener à bien les six étapes du scénario ; on pourrait même se passer d’ordinateur et tout régler depuis son smartphone, si on le souhaitait.

Léa, 30 ans, assistante de direction, passe par son application de messagerie pour consulter la disponibilité des participants, celle des locaux, les réserver, mais aussi mettre en lien l’ensemble du dossier qui n’aura pas à quitter l’espace documentaire commun où il est rangé. L’invitation comprend un autre lien qui permettra aux personnes d’éviter de se déplacer. Elles pourront se connecter à la séance par vidéoconférence. Enfin, un dernier lien, pour accéder au PV, sera envoyé aux participants après la séance.

L’ère du télétravail

L’outil de visioconférence qui permet aujourd’hui à la fois d’échanger des informations, en instantané ou en différé, en visuel ou en audio, en groupe ou en duo, de partager et de travailler à plusieurs, de se relier à notre messagerie et agenda, cet outil polyvalent a été déployé en un temps record sur les milliers de postes de l’administration en mars 2020 par la Direction générale du numérique et des systèmes d’information (DGNSI), et notamment de son secteur Environnement de travail numérique (ETN).

« Nous travaillions déjà, à l’époque, sur un outil de vidéoconférence, mais nombreux étaient ceux qui n’en voyaient pas l’utilité. Et d’un coup, il a fallu le mettre à disposition de tout le personnel. Parallèlement, les services voulaient tous en même temps des portables pour remplacer la dizaine de milliers de postes fixes ! Il y a clairement un avant et un après-Covid s’agissant de la numérisation de l’administration.»

Pierre-Yves ChavanDirecteur du secteur Environnement de travail numérique

Son directeur, Pierre-Yves Chavan, revient sur « l’intense et incroyable engagement des équipes sur le terrain » dès le premier confinement : « Nous travaillions déjà, à l’époque, sur un outil de vidéoconférence, mais nombreux étaient ceux qui n’en voyaient pas l’utilité. Et d’un coup, il a fallu le mettre à disposition de tout le personnel. Parallèlement, les services voulaient tous en même temps des portables pour remplacer la dizaine de milliers de postes fixes !  Il y a clairement un avant et un après-Covid s’agissant de la numérisation de l’administration.»

En une poignée d’années, la proportion est passée de 20% de portables pour 80% d’ordinateurs fixes avant Covid à 90% de portables pour 10% de postes fixes aujourd’hui (Voir d’autres chiffres en encadré). La dématérialisation à l’œuvre s’accompagne d’une mobilité totale. Personne ne s’imaginait, dans les années 2000, pouvoir travailler des journées entières sans mettre les pieds au bureau.

Revers de la médaille

Revers de la médaille de ces progrès technologiques : nos moyens de communication servent aussi les personnes mal intentionnées. À l’époque, les « pirates » malintentionnés se contentait de cibler une victime pour lui envoyer un message infecté. Dans la Gazette du 21 février 2000, le responsable de la sécurité informatique à l’État de Vaud lançait cet appel à la vigilance en cas de message « d’un inconnu » : « L’ouverture du document joint peut conduire à faire de votre poste un propagateur du virus. »

Aujourd’hui, la force de frappe est autrement plus puissante et dangereuse avec des usurpations d’identité affinées à l’aide de l’intelligence artificielle, des envois de logiciels malveillants et de l’hameçonnage de masse. Directeur actuel de la cybersécurité de l’État de Vaud, Marc Barbezat multiplie les campagnes de sensibilisation contre des « attaques par mail, affinées à l'aide de l'intelligence artificielle, qui sont de plus en plus sophistiquées». Les mails peuvent même provenir d’une adresse insoupçonnable compromise par un logiciel malveillant et qui permet d’envoyer des messages frauduleux à tous les contacts de cette adresse.

"Aujourd'hui, les attaques par mail, affinées à l'aide de l'intelligence artificielle, sont de plus en plus sophistiquées"

Marc BarbezatDirecteur de la cybersécurité de l’État de Vaud

L’IA prend le relais

De tout temps, l’évolution des risques est allée de pair avec les progrès technologiques. Et ce n’est pas terminé. Avec l’intelligence artificielle, les moyens de communication vont encore voir leurs fonctionnalités démultipliées – et les risques associés. L’IA peut d’ores et déjà répondre aux courriers, rédiger le procès-verbal d’une visioconférence… Nous sommes entrés dans une nouvelle ère numérique. Le collaborateur de 2050 en attestera. (CJ)

Deux années en 10 chiffres

Le Covid a été le point de bascule pour la bureautique de l’État de Vaud. Comparaison entre 2020 et 2026 en chiffres arrondis :

Imprimantes individuelles : de 3 300 à 2 200

Postes téléphoniques : de 15 200 à 8 700

Casques : de 1 200 à 9 300

Ordinateurs portables : de 6 900 à 14 700

Ordinateurs fixes : de 8 400 à 1 600.