Lors de son allocution, la cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines (DIRH) a rappelé l’importance de l’engagement des collaboratrices et collaborateurs de l’État. Parmi lesquels les apprentis qui incarnent eux aussi le service public. Photo l BIC (MG, LC)
ApprentissageFormation

Leur rentrée

Le Canton a accueilli vendredi 21 août plus de 360 nouvelles apprenties et nouveaux apprentis. Un type de formation cher à l’État de Vaud, et des mesures fortes pour le soutenir.

Lors de son allocution, la cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines (DIRH) a rappelé l’importance de l’engagement des collaboratrices et collaborateurs de l’État. Parmi lesquels les apprentis qui incarnent eux aussi le service public. Photo l BIC (MG, LC)
4 minutes de lecturePublié le 11 sept. 2020

La presse relaie abondamment la rentrée scolaire, aussi bien pour l’obligatoire que le postobligatoire. Contexte sanitaire oblige, l’intérêt se porte largement vers les mesures de sécurité, distances et masques en premier lieu.

Reste que la rentrée, toujours au chapitre de la formation, est aussi celle des apprentis. À l’État de Vaud, une journée d’accueil a été mise sur pied, en partie en présentiel au Palais de Rumine avec retransmission par visioconférence dans l’Auditoire César-Roux pour le CHUV ou derrière un écran pour celles et ceux restés à leur bureau en compagnie des formatrices et des formateurs. Les nouvelles et les nouveaux apprentis de l’État de Vaud, plus de 360 au vendredi 21 août, ont ainsi été accueillis notamment par la présidente du Conseil d’État Nuria Gorrite. Lors de son allocution, la cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines (DIRH) a rappelé l’importance de l’engagement des collaboratrices et collaborateurs de l’État. Parmi lesquels les apprentis qui incarnent eux aussi le service public.

Une formation à préserver

Un peu plus de 360 à fin août donc, le chiffre reste cependant provisoire d’ici à ce que tous les engagements soient achevés. Une fois effectués, l’État de Vaud, soit l’Administration cantonale, le CHUV et l’UNIL, pourra compter sur un total de près de 850 apprentis, toutes années confondues, pour environ 75 métiers, contribuant «à mettre en œuvre le noble service public, au service de la collectivité et du bien commun», soulignait encore Nuria Gorrite lors de son discours.

Comme l’indiquait le Conseil d’État début juillet et en complément d’une décision de l’exécutif le 25 mai, le gouvernement tient à faire face aux différentes prédictions estimant un recul de 4% des places d’apprentissage sur le plan national dû au COVID-19, soit un millier à l’échelle vaudoise, canton parmi les plus touchés par la pandémie. Afin d’y parer, les autorités vaudoises ont décidé de subventionner la moitié du salaire annuel des nouvelles et des nouveaux apprentis engagés par les entreprises du secteur privé et de prendre en charge l’équivalent de la moitié du salaire annuel de leurs homologues de deuxième et troisième années ayant subi un licenciement pour raison économique. Autre mesure forte du Conseil d’État annoncée en juillet: prolongation du délai d’engagement dans une formation 2020-2021 du 31 juillet au 15 novembre.

Ces dispositions rappellent le programme de législature du Conseil d’État, dont plusieurs actions visent l’augmentation du nombre de places d’apprentissage au sein de l’Administration cantonale vaudoise. De 2017 à 2022, cent cinquante nouvelles places seront créées progressivement. 2020 compris, indépendamment du contexte de crise économique actuelle. (DT)

Portrait d'Aurélien GrandjeanAurélien Grandjean, apprenti agent d'exploitation conciergerie, Direction générale des immeubles et du patrimoine (DGIP). Vidéo, animation l BIC (MG, LC)

Pourquoi avoir choisi ce métier?
AG: J’ai choisi ce métier pour sa diversité. Nous sommes actifs toute la journée, passons de bâtiment en bâtiment et nous occupons de beaucoup de choses. Au cours d’une même journée, nous pouvons aussi bien être appelés pour changer un néon que sur une inondation ou pour régler un problème électrique. Et je ne me voyais pas assis derrière un ordinateur toute la journée.

Comment voyez-vous le futur? Quelles perspectives?
AG: J’aimerais commencer par obtenir mon CFC et ensuite grimper tous les échelons possibles dans ce métier. Décrocher tous les diplômes nécessaires pour aller le plus loin possible.

Comment vous représentez-vous l’État de Vaud ?
AG: C’est une très grosse structure qui sait rester proche de sa population. Sans l’État, beaucoup de choses ne pourraient pas voir le jour, comme des événements soutenus pour l’État de Vaud. Il gère aussi de gros projets dans le domaine de l’immobilier ou les routes par exemple. Et l’État de Vaud est aussi là pour veiller au bien de sa population.

Portrait de Margaux PittierMargaux Pittier, apprentie forestière-bûcheronne, Direction générale de l'environnement (DGE). Vidéo, animation l BIC (MG, LC)

Pourquoi avoir choisi ce métier ?
MP: Parce qu’on est dans la nature. C’est un métier où on se dépense physiquement. Et aussi pour l’esprit d’équipe.

Comment voyez-vous le futur ? Quelles perspectives ?
MP: J’aimerais devenir guide de montagne. Quand j’ai cherché des informations sur ce métier, j’ai vu qu’il fallait obtenir un CFC dans un domaine proche. J’ai donc choisi forestière-bûcheronne, même si j’ai hésité à faire quelque chose en lien avec les chevaux.

Comment vous représentez-vous l’État de Vaud ?
MP: Pour moi, l’État ce sont des gens qui sont là pour la population et pour soutenir le canton.

Portrait de RyanRyan Chamorel, apprenti assistant de bureau au Département de la santé et de l’action sociale (DSAS). Vidéo, animation l BIC (MG, LC)

Pourquoi avoir choisi ce métier ?
RC: C’est un métier intéressant parce que nous sommes là pour aider les gens et nos collègues. Et comme je pratique du hockey à haut niveau, il ne demande pas de grandes dépenses physiques par rapport à d’autres métiers qui se pratiquent en extérieur par exemple.

Comment voyez-vous le futur ? Quelles perspectives envisagez-vous ?
RC: Mon but est d’obtenir mon attestation fédérale de formation professionnelle (AFP) puis un CFC en vue de devenir policier. J’aimerais aussi évidemment pouvoir réussir à vivre du hockey.

Comment vous représentez-vous l’État de Vaud ?
RC: Nous sommes là pour aider l’État à fonctionner, pour ensuite répondre aux demandes et aux besoins de la population.

Vincent Polack et Denis Likoski, apprentis médiamaticiens à la Junior Team. Vidéo, animation l BIC (MG, LC)

Vincent Polack (VP, à gauche), Denis Likoski (DL, à droite), les premiers apprentis médiamaticien 1re année de la «Junior Team» au DIRH.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?
VP:
Mon frère m’a fait découvrir ce métier et je l’ai trouvé intéressant parce qu’il touche de nombreux domaines et est donc très diversifié.
DL: On m’a dit que ça me correspondait bien. Je me suis alors renseigné et ai vu que c’est un métier qu’on exerce beaucoup avec un ordinateur et surtout avec les nouveaux logiciels et les nouvelles technologies. J’ai réalisé quelques stages et ai beaucoup apprécié. J’ai ensuite décroché cet apprentissage à l’État de Vaud.

Comment voyez-vous le futur ? Quelles perspectives ?
VP: Je n’ai pas encore vraiment d’idée pour le moment. À part, évidemment, commencer par décrocher mon CFC.
DL:C’est un nouveau métier qui promet beaucoup. J’y vois donc beaucoup de positif. On peut réaliser beaucoup de choses.

Comment vous représentez-vous l’État de Vaud ?
VP: Depuis que j’ai commencé l’apprentissage, je vois l’État de Vaud comme une grande entreprise formatrice. C’est aussi un peu une grande famille avec beaucoup d’apprentis.
DL: C’est un peu le « chef », ce qui gère le canton. Le centre qui s’occupe un peu de tout.

La jeunesse en action

Parmi les mesures mises en place à l’État de Vaud, le modèle «Junior Team» est lui aussi renforcé. L’idée est simple: composer une équipe autoapprenante de six à huit jeunes du même métier à différents stades de leur apprentissage, encadrés par un formateur ou une formatrice coach. Une première junior team, qui regroupe des apprentis employés de commerce, est active au sein de la Direction générale de l’enseignement postobligatoire (DGEP) depuis 2017.

«Une deuxième équipe, cette fois-ci de médiamaticiens, est en cours de construction, indique Stéphanie Mejri, responsable de l’unité de l’apprentissage au service du personnel. Elle est pour l’heure constituée de deux apprentis de première année.» Sous la responsabilité du Secrétariat général du Département des infrastructures et des ressources humaines, cette deuxième junior team aura pour sa part une mission davantage transversale, en étant à terme au service de plusieurs entités de l’administration vaudoise. (DT)

Vous êtes intéressé par la mise en place d'une équipe autoaprenante dans votre entité? Contactez Stéphanie Mejri du SPEV - 079 941 04 86

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